L’ASSISTANCE DES RÉFUGIÉS DU BURKINA FASO

Depuis l’année 2016, le Burkina Faso est la cible des attaques des groupes armés terroristes sur plusieurs endroits de son territoire national.

Sur les 13 régions du pays, celles du Sahel, du centre nord, du nord et de l’Est sont les plus agressées.

Ces attaques à répétition dans les villages les plus reculés ont contraint plusieurs personnes à fuir leurs lieux de résidence et à se réfugier dans des lieux plus sûrs et plus proches.

La ville de Titao dans le nord, les villes de Kaya, Barsalogo et Kongoussi dans le centre nord, sont des exemples de villes qui ont vu triplés leurs habitants.

Selon le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR), plus de 1 902 150 personnes sont des personnes déplacées internes (PDI) au Burkina Faso, un chiffre qui ressort de la dernière mise à jour du secrétariat permanent de la structure.

S’ajoute à cela, les personnes déplacées à Seytenga et Bourasso et plusieurs endroits, qui ont dû quitter leurs villages suite à des attaques meurtrières et qui se sont passées après la date du 30 avril (date de la dernière publication de la (CONASUR), et n’ont pas été pris en compte ; ce qui laisse croire que le nombre des PDI est beaucoup plus que 1,9 million de personnes.

Le déplacement forcé et brusque produit, de plus, un effet négatif sur la vie future de ces personnes, car la gravité de la situation ne laisse pas d’occasion de collecter le minimum de leurs affaires : récolte, affaires personnelles et affaires domestiques.

Pour des populations dont la grande majorité vivante dans les zones rurales s’active dans le domaine agricole ; ne pas avoir accès à une terre arable ni de bétail à élever s’avère une vie très difficile à mener.

Les réfugiés internes vivent des situations très difficiles, des chefs de famille qui n’arrivent pas à assurer le minimum pour leurs familles, des enfants qui ont abandonné l’école (à jamais pour certains), des femmes qui ont perdu leurs épouses et qui mènent une vie misérable sous des cieux inconnus.

La vie de toute la société burkinabé est en bouleversement, elle sera, pour des années, peinte des couleurs de cette douloureuse épreuve qu’elle traverse actuellement ; des orphelins désorientés, des veuves sans boussole, et des générations à contenir, des vies sociales à recoller après être parties en morceaux. 

Malou est un village de la commune de Mane, dans la province du Sanmatenga à près de 75 km de la capitale Ouagadougou

Pour sa part, l’organisation pour le secours humanitaire (OSEH), et depuis dès les premières années du déclenchement de la crise sécuritaire et humanitaire, la fondation OSEH au Burkina Faso n’a cessé, à travers ses partenaires techniques et financiers, d’apporter de l’aide multidimensionnelle à ces personnes déplacées de force à Djibo dans le Sahel, Titao et Ouahigouya dans le nord, Barsalogho, Kaya, Korsimoro et Malou dans la région du centre nord, et dans la capitale Ouagadougou dans le centre du Burkina Faso.

Cette aide est en espèce et en nature, et la nature est essentiellement alimentaire, mais aussi des affaires qui contribuent à leurs bien-être dans leurs nouveaux environnements, dans leurs nouvelles vies.

Toute cette aide apportée aux personnes déplacées internes, en nature ou en espèce, n’aura pas été possible sans l’appui des partenaires financiers.
C’est le lieu de saluer les contributions de la fondation d’aide humanitaire internationale (IHH) de la Turquie, l’organisation d’aide internationale (WEFA e.V) de l’Allemagne et bien d’autres structures humanitaires et de bienfait.

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